Série 14 Nº 5E — vue 1
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JULIO LE PARC

Série 14 Nº 5E

Année1971
TechniqueAcrylique sur toile
Dimensions171 x 171 cm
Provenancegalerie Perrotin
Typepeinture
PrixSur demande

À propos de l'œuvre

Cette œuvre de Julio Le Parc appartient aux séries de “cibles” développées à partir de la fin des années 1960 et au début des années 1970, moment central dans sa recherche sur la perception visuelle. La composition repose sur un dispositif simple et radical : des cercles concentriques organisés autour d’un centre, construits par variations chromatiques progressives. Mais derrière cette apparente simplicité se joue une expérience visuelle complexe : les couleurs vibrent et se déplacent optiquement le regard est attiré puis repoussé par le centre la surface semble animée, presque instable L’œuvre ne représente rien : elle agit sur la perception. Elle met le spectateur dans une situation active, où l’œil reconstruit en permanence ce qu’il voit. La datation 1971 inscrit cette pièce dans le moment historique où Le Parc développe ces recherches de manière la plus radicale, dans le prolongement direct de ses expérimentations cinétiques et perceptuelles. Chez Le Parc, toute interprétation symbolique est volontairement tenue à distance au profit d’une expérience directe du regard. Les séries de cibles occupent une place essentielle dans l’œuvre de Julio Le Parc. Elles prolongent ses recherches menées au sein du GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel) dans les années 1960, autour de : la perception le mouvement la déstabilisation du regard Ces œuvres traduisent une volonté claire : sortir d’un art de représentation pour aller vers un art de l’expérience Le Parc cherche à : éliminer la subjectivité expressive créer des systèmes visuels autonomes impliquer activement le spectateur Les cibles sont une forme particulièrement efficace pour cela : elles concentrent le regard et produisent des effets optiques immédiats. Expositions (sélection) Le travail de Julio Le Parc a fait l’objet de grandes présentations institutionnelles : Expositions (sélection ) Le travail de Julio Le Parc a fait l’objet de nombreuses expositions institutionnelles majeures : Rétrospective au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris Exposition à venir à la Tate Modern 📅 11 juin 2026 – 3 mai 2027 Présence importante aux États-Unis et en Amérique : Exposition au Pérez Art Museum Miami (PAMM), qui a joué un rôle clé dans la redécouverte de son travail en Amérique Présentations au The Metropolitan Museum of Art et au Museum of Modern Art dans le cadre d’expositions sur l’art cinétique et l’Op Art Expositions en Amérique latine, notamment au MALBA Ces présentations ont contribué à repositionner Le Parc comme une figure majeure de l’histoire globale de l’art cinétique.

À propos de l'artiste

Julio Le Parc (né en 1928 en Argentine) est une figure majeure de l’art cinétique et de l’art optique (Op Art). Installé à Paris à la fin des années 1950, il cofonde le GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel), groupe qui remet en question le rôle traditionnel de l’artiste et du spectateur. Son travail s’inscrit dans un dialogue avec d’autres figures majeures comme Victor Vasarely, dont il partage certaines préoccupations : perception visuelle illusion optique interaction avec le spectateur Mais Le Parc s’en distingue par une approche plus expérimentale et plus politique, cherchant à démocratiser l’expérience artistique et à sortir l’art de ses cadres traditionnels. Il reçoit le Grand Prix de la Biennale de Venise en 1966, consacrant son rôle central dans ces mouvements. Ses œuvres sont aujourd’hui présentes dans les plus grandes institutions internationales, notamment le Museum of Modern Art, la Tate Modern ou le Centre Pompidou.

Références

Julio Le Parc-Arnauld Pierre-SkiraFlammarion - p144-145

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